Gendarme sous le ciel de PAU

 
Mon képi tout neuf fut comblé.
A force d'avoir travaillé,
A l'école, il fut récompensé.
Elève de grande qualité,
Alliant rigueur et autorité,
Assiduité et ténacité,
Réussite de carrière assurée.

Sous le ciel de PAU, il sera affecté.
Cité royale dans les Pyrénées,
Digne d'un gendarme sacré.
Un privilège pour un brigadier.
Je m'y suis forgé un beau métier,
De belles années riches en amitié,
Dans ma mémoire, bien gravées.
Doux souvenirs de mon arrivée,
Accueil empreint de paternité.
J'aime souvent m'en rappeler,
J'avais vingt ans, jamais je n'oublierai.
J'étais le benjamin de l'unité,
Un pandore en herbe, tout frais,
La jeunesse, pour des anciens bien rôdés,
Toujours soucieux de me former,
De me transmettre un vécu avéré,
Faire de moi, leur « héritier ».
Bien des contraventions, j'ai dressées,
Nombre de litiges réglés,
Que de plaintes enregistrées,
De délinquants interpellés !
Combien d'accidents constatés,
De poignées de mains échangées,
De surveillances effectuées,
De souffrances soulagées !
Reconnaissance à tous mes aînés,
Amis gendarmes et gradés
De ce beau coin des Pyrénées.
Un jour, en famille, je les ai quittés,
Simple envie de diversifier
Et de partir sous les cocotiers.
Au revoir PAU et ses brigadiers,
Je suis grand, je peux m'envoler.

Marc Ganry

Illustration : l'auteur en service sur la route.

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