De ma plus belle plume, j'écris,
Je m'applique, pour vous plaire,
C'est à l'école que j'appris,
La dictée et la grammaire.

Mot après mot, j'ai su lire,
Merci à ma communale
Qui a forgé mon devenir
Et enseigné la morale.

Sur mes petits doigts, j'ai compté.
J'ai situé les fleuves et Paris,
Etudié les rois et traités,
Les pleins et les déliés, aussi.

Je me souviens, et c'est tant mieux,
Que devant le grand tableau noir,
Le maître était un Monsieur,
Respecté du matin au soir.

Et quand, souvent, j'y repense,
Il m'est aisé de constater,
Que trois mots étaient l'essence,
Lire, écrire et compter.

Trop restrictifs, me direz-vous !
Je vous l'accorde volontiers.
Mais je m'y tiendrai, malgré tout,
Pour défendre un très beau métier.

Mon propos semble frivole.
Je suis en colère, vraiment.
Qu'est devenue cette école,
Ce haut lieu de l'enseignement ?

Des classes d'incivilités,
Une cible pour criminels !
Nos enfants sont-ils sacrifiés ?
Ma Patrie, que deviendra-t-elle ?

Où sont donc toutes ces valeurs,
Fondations de notre savoir ?
Disparues, c'est un grand malheur !
Suis-je le seul à m'émouvoir ?

Ce fléau, je veux l'arrêter !
Bataille perdue d'avance !
Lire, écrire et compter,
Trois mots pour sauver la France !

Marc GANRY

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Liste des poèmes