Salut, mon vieux compagnon d'arme,
Je viens te causer ce soir, à ma manière,
Tu le mérites bien, foi d'un gendarme,
Et rien que pour toi, ces quelques vers.

Depuis toujours, tu embellis mon uniforme,
Tu es fierté, ordre, probité et honneur ;
Avec toi à mes côtés, je suis conforme,
Tu forces naturellement respect et rigueur.

Tu étais jeunesse et fraîcheur à l'école,
Tout orné de rouge et de blanc,
Au fil des ans, tu as bravé la pluie et Eole,
Prenant du galon avec le temps.

Sans relâche, en vrai soldat de la loi,
Sur les âmes, tu as veillé,
Ne craignant ni le soleil et ni le froid,
A la campagne ou dans les cités.

Dans les cérémonies, tu étais beau,
Un confident, indéfectible dans l'union ;
Dans la presse et sur les photos,
Tu portais haut les couleurs de la nation.

Tu as connu les voyages, l'outre-mer,
Les injures, les coups, la peur et la haine,
Partout, tu as surmonté mes colères,
Partagé aussi mes joies et mes peines.

Aujourd'hui, je te vois un peu fatigué,
Une carrière de militaire bien remplie ;
Tu vas entrer dans le club des retraités
Et deviendras gardien de ma panoplie.

Un peu plus tard, quand je serai vieux,
Je me souviendrai et dirai à mes petits-enfants,
Voilà mon képi, c'était un vrai monsieur,
Et grâce à lui, je suis devenu un grand.

Marc GANRY

Illustration : je rends hommage à mon képi


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