La grande dame s'éveille, superbe et déesse.
Elle tend son bras protecteur, éprise de liberté.
Amour, paix et fraternité envahissent la cité.
C'est un matin bleu de septembre, chargé de promesses.


Cloches et carillons saluent l'aube aux lueurs argentées.
Un jour ordinaire pour New York, la toute puissante,
Un soleil nouveau cousu d'or pour nation dominante.
Manhattan resplendit. Deux tours en sont force et fierté.

Gratte-ciel haut en prestige, lien entre terre et azur.
Jumelles sûres et solides pour multinationales,
Sentinelles inviolables, gardiennes d'un idéal.
Le World Trade Center est maître. Il défie et rassure.

Colonnes majestueuses qui s'étirent jusqu'au firmament,
Bureaux grand standing pour téléguider les peuples sujets,
Cerveau des affaires et poumons des marchés étrangers,
Cœur de la technocratie d'Amérique, assurément.

Dans les airs, la terreur s'installe aux commandes d'avions.
Tout devient tragédie, adieux, larmes, cris et otages.
La mort rode, le diable dirige le pilotage.
Objectif, les jumelles de New York, dernière vision.

Soudain, tel l'éclair, Satan surgit et crache sa haine.
La mort en personne venue du ciel, à l'improviste,
Démon façonné corps et âme par des terroristes
Programmés pour tuer, faux- fils d'Allah, machines humaines.

Assassins kamikazes, dissidents de l'école coranique,
Fanatiques soldats, guerriers rompus au combat fatal,
Héros sacrifiés, grands défenseurs du bien contre le mal,
Martyrs adorés pour avoir poignardés l'Amérique.

Puis tout devint nuit et néant dans les aéroplanes,
Deux bombes volantes aux effets sûrs et dévastateurs.
Dans le feu et la cendre s'affaissa le World Trade Center.
Les sentinelles s'écroulèrent au pied de Manhattan.


Marc GANRY


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