L'Espagne se réveille,
Matinée ordinaire.
Dodo, métro et bureaux,
C'est la course à l'euro.
Le monde est fou, qu'y faire,
Faut gagner son oseille.


Le tout Madrid s'agite,
Les banlieues se désertent,
Flots quotidiens de foules.
C'est la vie qui s'écoule,
Tantôt gain, tantôt perte,
Echecs ou réussites.

Les trains entrent en gare,
Scénarios de tous les jours,
La journée sera belle.
On salue, on s'appelle,
On se bouscule, on court,
On rit, on se sépare.

A la pendule, dehors,
Il va être huit heures,
Sur les quais, on s'affaire.
Le diable, venu d'enfer,
Se fond parmi les voyageurs,
Et va distribuer la mort.

Il pose des bombes,
Salut des terroristes,
Musulmans, faux fils d'Allah.
Il doit punir ces gens là,
Partout, à l'improviste,
Réussir l'hécatombe.

Ami, qui cries vengeance,
Souviens-toi de ces décors
Où Madrid connut l'horreur,
La haine et la douleur.
Satan y a semé la mort,
Et beaucoup de souffrance.

Marc GANRY,

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