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En ce début d'hiver, après l'heureux avènement de Noël, je voudrais vous faire partager une autre bonne nouvelle, celle d’une espèce naguère en voie de disparition qui de nouveau repeuple nos foyers ! Vous ne la connaissez que trop bien, cette espèce !

Mon privilège – et là est la raison pour laquelle je vous en parle – c'est qu’elle me fut source de vie (dans mon enfance, elle me nourrit et me réchauffa), puis je la vis mourir et maintenant je la vois renaître. Vous aurez compris qu’il s’agit de la cheminée, et de son cousin le poêle. En effet, dans les années 60, l’arrivée de chauffages modernes fit rapidement devenir notre cheminée encombrante et elle disparut de nos maisons ; elle disparut aussi pour la raison qu’elle évoquait la ringardise.

Mais la cheminée est universelle, sans aucun doute parce qu’elle est apparue à l’aube de l’humanité dès lors que l’Homme apprit à maîtriser le feu : elle est donc intimement liée à notre être profond. Son foyer ne s’est jamais éteint et l’homme la réhabilite certes pour réduire son « empreinte carbone » en se chauffant au bois mais surtout pour répondre à cet indicible et mystérieux besoin d’un âtre dans sa maison.

Effectivement, c’est la magie de l’âtre qui opère en nous, plus que ses ornements ! L’âtre autour duquel se déroulait la vie du ménage. Heureusement, il en existe encore de ces cheminées d’antan et il en est une que j’aime beaucoup, celle de l’hôtel des Voyageurs au Falgoux, dans le Cantal. Récemment, j’étais à Lisbonne, et quelle ne fut pas ma surprise de voir que les appartements des immeubles récents étaient équipés de cheminées dont les souches dépassent du toit de ces immeubles.

Qu'on la devine au loin quand elle fume dans la campagne isolée, ou qu'on se réchauffe auprès d'elle, une cheminée qui flamboie, symbolise la VIE ! De nombreux poètes et écrivains l’ont mise en lumière et à ce titre je vous invite à lire ce qu’à écrit Marc, ce poète perspicace qui nous fait prendre conscience que Dame cheminée ne serait rien sans Monseigneur l'arbre qui doit mourir pour que vive Dame cheminée...toute une symbolique de la Vie ! Un très beau poème et je fais miennes les paroles d'une des lectrices de Marc : "surtout qu'en ce vilain hiver, c'est le meilleur coin qui soit..."

Pour terminer, je dirai que je n'ai pas de cheminée chez moi ! Sans doute pour la raison que celle de mon enfance prend toute la place. 

Francis Ganry

janvier 2012

Et disez-zou don !

Le chant du coq
Kiassés dans les nuisances matinales 
Faudrait asteur empêcher les jheaux d'chanter !
Alors qu'des tondeuses au bruit infernal
Vnant sonoriser nos siestes d'été …

Classés dans les nuisances matinales
Il faudrait maintenant empêcher les coqs de chanter !
Alors que les tondeuses au bruit infernal
Viennent sonoriser nos siestes d’été
                                                     
Raymond D.

 

L'édito

Une perle de Jean D'ORMESSON
Que vous soyez fier comme un coq
Fort comme un bœuf
Têtu comme un âne
Malin comme un singe
Ou simplement un chaud lapin
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 La vigne pleure au printemps...
 « La vigne pleure au printemps », oui cette belle expression poétique signifie que la sève montante vient perler au bout des sarments taillés en automne, mais au printemps il arrive aussi que le vigneron pleure dans sa vigne, pleure sa détresse quand il constate que la gelée est venue lui ravir les jeunes pousses prometteuses de sa vigne.