Il était une fois, un jeune homme de la cité, amoureux fou, qui se rendit chez sa fiancée, de la campagne, amoureuse, itou. L'éloignement entre les deux cœurs faisait que le duo « tourtereaux » ne se voyait que trop peu à leur goût.

C'était l'hiver, la glace et le givre décoraient la nature de leur voile blanc, image poétique complétée par la chaude ambiance qui régnait dans la chaumière de la fiancée où les feux de l'amour réchauffaient les corps d'une jeunesse qui se suffisait de l'essentiel pour assurer le quotidien.

Notre galant de la ville passa plusieurs jours auprès de sa promise, occupant son temps à câliner, à promettre..Rien que du bonheur...

Le premier soir, dans la chambre des fiancés, il y régnait une température de nature à rapprocher les corps dans une couche plutôt frisquette, en particulier pour le gentil citadin qui n'était pas habitué à tant de précarité. Il fut décidé, par la future belle maman, sur les sollicitations expresses du couple grelottant, de mettre le fer au lit pour rendre plus douillet et chaleureux cet espace de vie entre matelas et édredon.

Un fer à repasser, chauffé électriquement, fit l'affaire. Il fut enveloppé dans un linge protecteur de façon à ne pas surprendre les fragiles orteils du prétendant qui découvrait une autre façon de vivre, loin du grand confort surfait et générateur, à terme, de mal être.

Soudain, un grand cri retentit, résonnant contre les murs de la chambre, alors que la chaleur corporelle commençait à agrémenter cette plénitude désirée par deux cœurs enivrés de plaisirs et au zénith d'une volupté amoureusement conquise.

Ce qui devait arriver, arriva. Les petons du mâle heureux venaient de caresser, par inadvertance, la plante du fer à repasser, encore brûlante et mise à nue par les mouvements pédestres et désordonnés des acteurs de la nuit. La belle maman, qui ne dormait que d'un œil, demanda ce qui se passait pour s'émouvoir de la sorte.

Sa petite fille, également surprise par cet élan verbal qui n'avait rien de sensuel, répondit : « Ce n'est rien maman, c'est David qui ne veut pas le fer au lit, ne t'inquiète pas ! »

Et la maman, rassurée, de répondre : « Eh bien, si David, ne veut pas le fer au lit, qu'il le fasse sur la descente de lit ! ».

 L'histoire ne dit pas ce que fut la suite. En tout cas, merci d'avoir lu cette bafouille jusqu'au bout, car elle n'est que le produit de mon imagination.

 
Marc Ganry
2/12/12