laplumedemarco, un livre de vie

Je remercie Marc, mon frère, de me donner la parole pour les premiers éditos de son nouveau site.

Ce deuxième édito, je le consacre précisément à ce nouveau site, qui est pour moi une véritable révélation. Et c’est mon ressenti que je voudrais exprimer ici. En ouvrant la page d’accueil du site, Marc nous dit dans le bandeau vert du haut qu’il nous offre un « livre de vie pour retrouver la nature, les émotions et les sentiments ». Ce nouveau site est déjà un « livre de vie » de par son contenu actuel et tout laisse à penser qu'il va devenir un formidable « livre de vie » de par sa nouvelle organisation basée sur l’interactivité.

Grâce à cette organisation, et notamment au fil conducteur qui permet de naviguer intelligemment parmi les poèmes, j’ai pu en lire et relire de nombreux tant on y prend plaisir, donnant envie d’aller toujours plus loin pour en découvrir de nouveaux. Pour beaucoup de ceux-là que je connaissais pourtant déjà, j’avais l’impression de les redécouvrir et cette fois-ci d’en saisir toute la plénitude !

Poèmes écrits souvent à partir de faits réels, ils subliment des scènes de vie, tel ce magnifique poème « Coup de foudre» (dans Scènes de vie). Ce poème est inspiré d’une histoire vraie que j’ai personnellement vécue. La doctoresse devenue bergère a bien existé puisqu’elle m’a soigné une plaie ouverte à la main suite à un accident, perdu que j’étais dans une haute montagne où je réalisais un voyage d’étude accompagné de mon petit frère (13 ans) devenu le poète qui nous fait rêver avec ce « Livre de vie ».                                                                                                                                  
Francis Ganry

La cheminée, symbolique de Vie

En ce début d'hiver, après l'heureux avènement de Noël, je voudrais vous faire partager une autre bonne nouvelle, celle d’une espèce naguère en voie de disparition qui de nouveau repeuple nos foyers ! Vous ne la connaissez que trop bien, cette espèce !

Mon privilège – et là est la raison pour laquelle je vous en parle – c'est qu’elle me fut source de vie (dans mon enfance, elle me nourrit et me réchauffa), puis je la vis mourir et maintenant je la vois renaître. Vous aurez compris qu’il s’agit de la cheminée, et de son cousin le poêle. En effet, dans les années 60, l’arrivée de chauffages modernes fit rapidement devenir notre cheminée encombrante et elle disparut de nos maisons ; elle disparut aussi pour la raison qu’elle évoquait la ringardise.

Mais la cheminée est universelle, sans aucun doute parce qu’elle est apparue à l’aube de l’humanité dès lors que l’Homme apprit à maîtriser le feu : elle est donc intimement liée à notre être profond. Son foyer ne s’est jamais éteint et l’homme la réhabilite certes pour réduire son « empreinte carbone » en se chauffant au bois mais surtout pour répondre à cet indicible et mystérieux besoin d’un âtre dans sa maison.

Effectivement, c’est la magie de l’âtre qui opère en nous, plus que ses ornements ! L’âtre autour duquel se déroulait la vie du ménage. Heureusement, il en existe encore de ces cheminées d’antan et il en est une que j’aime beaucoup, celle de l’hôtel des Voyageurs au Falgoux, dans le Cantal. Récemment, j’étais à Lisbonne, et quelle ne fut pas ma surprise de voir que les appartements des immeubles récents étaient équipés de cheminées dont les souches dépassent du toit de ces immeubles.

Qu'on la devine au loin quand elle fume dans la campagne isolée, ou qu'on se réchauffe auprès d'elle, une cheminée qui flamboie, symbolise la VIE ! De nombreux poètes et écrivains l’ont mise en lumière et à ce titre je vous invite à lire ce qu’à écrit Marc, ce poète perspicace qui nous fait prendre conscience que Dame cheminée ne serait rien sans Monseigneur l'arbre qui doit mourir pour que vive Dame cheminée...toute une symbolique de la Vie ! Un très beau poème et je fais miennes les paroles d'une des lectrices de Marc : "surtout qu'en ce vilain hiver, c'est le meilleur coin qui soit..."

Pour terminer, je dirai que je n'ai pas de cheminée chez moi ! Sans doute pour la raison que celle de mon enfance prend toute la place. 

Francis Ganry

janvier 2012