" Maman Bobo "

ou le gadin magistral de "Lélette"
 
 
Un poème issu du cœur apaise les douleurs.Maman Bobo
La Plume de Marco connaît les mots choisis avec passion.
Elle fait appel à ceux qui apportent bien être et douceur.
La thérapie des maux par l'écriture n'est pas une négation.
 
Puissent ces quatrains et ces vers atténuer la souffrance,
La souffrance d'une Maman, celle de Francis, Jacky et Marco,
"Lélette", ma Maman, la ténacité dans la persévérance,
Meurtrie, souvent, battante, toujours. Une Maman "Héros" !
 
Une Maman résignée qui ne craint plus les revers des ans.
Elle s'en remet à la Providence pour poursuivre son pèlerinage.
Quatre vingt quatorze printemps s'affichent sur son agenda du Temps,
Des feuillets qui se tournent au gré des aléas de l'automne de son âge.

"Maman Bobo", un titre à l'allure légère mais profondément pensé.
Une complainte à deux voix, celle d'une Maman et celle de son enfant.
Deux petits mots empruntés au vocabulaire français,
La magie de la langue de Molière quand elle excelle de richesses, assurément.
 
Dans son lit d'hôpital, "Lélette" soigne les fractures de son corps.
Ses lèvres asséchées disent toute la souffrance d'une mère à son enfant "Coco"(1),
"Maman, Bobo", un message, un cri de douleur, à la Vie, à la Mort,
Et je redeviens ce petit drôle qui crie à son tour : "Maman, Bobo".
 
Elle se baladait, la Mamie par un bel après midi d'hiver,
Une promenade pour garder la forme et défier les maux de son corps.
"Lélette" connaît bien le circuit. Elle en sait les plats et les travers.
C'est en repartant d'un espace détente, qu'elle trébuche sur un rebord.
 
Son visage heurte les pavés rugueux en place sur la chaussée,
L'épaule droite cogne avec force les dalles maudites et l'humérus se brise.
Le poignet gauche n'est pas épargné et le radius se retrouve en deux cassé.
Un gadin magistral, une chute mémorable. Aux urgences, Elle est admise.
 
C'est le troisième mercredi de ce mois de Février de l'an deux mil dix huit.
Le téléphone sonne. Une voix familière se fait entendre : "Maman, Bobo".
Mon frère Francis, la nouvelle connue, me la transmet de suite,
Sur son lit d'hôpital, une vieille dame me dit : " C'est toi, Marco ?"
 
C'est "Lélette", ma tendre et douce mère !
Le visage tuméfié, les bras ligoté et plâtré. C'est ma Maman !
Je m'approche d'Elle. Nos regards se croisent,
Je la reconnais à peine. " C'est moi, Marco ! "Maman, Bobo" ?
 
(1) "Coco" : surnom donné à l'auteur par sa Maman
 
Marc Ganry
23 Février 2018
 
 

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