L’Écriture Passeport de l’Expression 1


À l’École communale de mon village Charentais,
Je m’appliquai à former les lettres et à composer des mots.
L’Écriture sur les lignes était plutôt « descente et montée »,
La maîtresse prenait ma main et la « dressait » à nouveau.
 
Aujourd’hui, la main de ma maîtresse veille en moi et m’assure.
Maternellement, elle me guide encore et m’apprend toujours.
Une main qui a gravé les « commandements » pour réussir l’écriture.
Ma Plume de poète sait qu’avec Elle, elle peut demander son concours.
 
Les étapes scolaires n’ont pas suscité en moi d’engouements littéraires.
De la rédaction de base ou des pensées d’auteurs, je n’étais pas preneur.
La conjugaison n’avait pas ma préférence ; pas plus que la grammaire.
Les compositions françaises et les explications de textes étaient « labeur ».
 
Les années passèrent. Je stoppai l’École et démarrai la « Vie active ».
Petits boulots et service militaire ne furent pas porteurs en termes d’écriture.
C’est dans la Gendarmerie où j’ai fait carrière qu’il fallut que j’écrive.
Un procès-verbal ne doit souffrir d’aucune faute d’orthographe ou de tournure !
 
De ce temps-là, Madame ou Monsieur, il faut que je vous informe !
Le « Pandore » que j’étais n’écrivait pas en vers sur son carnet de déclarations !
Je ne sais pas si le contrevenant aurait signé le P.V sous cette forme !
Alors, je rédigeais en prose, comme je vais le faire avec application.
 
Quand j’ai débuté « brigadier » j’avais vingt et un ans et des broutilles.
La Gendarmerie était respectée et vouée corps et âme.
La rigueur, l’exemplarité et la disponibilité ! Ces trois mots étaient son estampille.
La qualité des écrits qu’Elle présentait en faisaient une grande Dame.
 
Marc Ganry
Marcillac-Vallon,
25 août 2019

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